Le crack de la Côte d’Ivoire, Yan
Diomandé, a dû faire faire à la perte tragique de sa petite
sœur.
Yan Diomandé a déjà éclaboussé de son talent cette
Coupe
du monde 2026. Grand artisan de la victoire de la Côte
d’Ivoire face à l’Equateur (1-0), lundi, l’ailier de 19 ans, qui
évolue en club du côté du RB Leipzig, a logiquement été élu homme
du match. De quoi faire encore un peu plus grimper sa cote, lui qui
est suivi de près par les plus grandes écuries européennes, à
l’instar du PSG et de Liverpool.
Né à Abidjan et passé par les États-Unis, où il a étudié en
Floride, Yan Diomandé a été touché par un drame personnel. Il a
perdu sa petite sœur, décédée à l’âge de 15 ans. Cette dernière ne
s’est jamais réveillé après que quelqu’un ait mis un produit dans
son verre.
Ce mercredi,
Yan Diomandé a publié une tribune poignante pour lui
rendre hommage. « Chère Roxane, tu te rappelles quand
quelqu’un m’avait acheté un faux maillot de United et que j’avais
écrit Ronaldo 7 dans le dos au marqueur noir ? On ne savait même
pas si on était riches ou pauvres, on était juste heureux. (…) Tu
te rappelles quand les grands m’avaient vu jouer sur la terre et
m’avaient surnommé « Roberto Carlos » à cause de la
puissance de mes frappes ? Et tu te rappelles comment j’étais
secrètement en colère parce que CR7 était mon idole ? »,
s’est-il remémoré.
Diomandé: « Je prouverai que tu avais raison ou je mourrai
en essayant »
« Tu te rappelles quand je rentrais à la maison et que
tu disais à tous mes potes du quartier: « Pourquoi vous avez
arrêté de vous entrainer ? Yan ne va pas vous acheter des voitures.
Il faut que vous continuiez à travailler. » Tu avais 10 ans et
tu étais déjà mon agent, a-t-il poursuivi. (…) Tu te
rappelles quand on s’asseyait et qu’on rêvait d’aller vivre en
France ? Qu’on irait faire du shopping et qu’on aurait notre propre
appartement, que je serais un footballeur riche avec des voitures
et une grande maison et tu n’aurais à te soucier de rien. Tu étais
celle qui a toujours cru que je serais le prochain Cristiano, quand
tous les autres rigolaient. »
Et Diomandé de conclure: « Tu disais toujours que je
pourrais être meilleur que Cristiano. Si je le vois là-bas, je lui
dirai bonjour de ta part. Je vais accomplir ce que tu avais prédit,
je le jure. Avant même que j’aie des vraies chaussures de foot, tu
disais à tout le monde: « Mon frère va devenir le plus fort du
monde. » Je prouverai que tu avais raison ou je mourrai en
essayant. »




