Après avoir montré un visage convaincant et mené au score, la Côte d’Ivoire a finalement été renversée par l’Allemagne (2-1) samedi à Toronto dans le choc du groupe E de la Coupe du monde 2026. Une fois la déception évacuée, les Eléphants pourront s’appuyer sur les belles promesses entrevues.
“Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c’est l’Allemagne qui gagne.” Ce proverbe doit cruellement trotter dans la tête des Eléphants de Côte d’Ivoire ce samedi. Longtemps, ils ont mené au score après l’ouverture du score de Franck Kessié à l’heure de jeu, et l’Allemagne semblait sans solution face à leur bloc défensif. Mais l’entrée de Deniz Undav, auteur d’un doublé avec un froid réalisme très allemand, les a finalement fait déchanter durant le temps additionnel.
Alors qu’elle s’inquiète pour son latéral droit Wilfried Singo, sorti en larmes après une douleur musculaire, la sélection ivoirienne pourra regretter ses multiples situations ratées à 1-0 en début de deuxième mi-temps. Si l’expérience a fait défaut à la plus jeune équipe de cette Coupe du monde 2026, les raisons d’espérer ne manquent pas avant d’aller entériner la qualification en 16es de finale jeudi prochain contre Curaçao.
Une impressionnante profondeur d’effectif
Si la Côte d’Ivoire ne possède pas un effectif aussi riche que des cadors africains comme le Maroc et le Sénégal, la profondeur de banc dont dispose Emerse Faé est tout de même très appréciable. Par rapport à l’équipe victorieuse de l’Equateur, le sélectionneur des Eléphants avait effectué cinq changements dans son onze contre la Mannschaft : Guéla Doué, Seko Fofana, Bazoumana Touré, Nicolas Pépé et Elye Wahi ont quitté les titulaires, remplacés par Odilon Kossounou, Ibrahim Sangaré, Christ Inao Oulaï, Amad Diallo et Ange-Yoan Bonny.
Globalement, ces entrants ont tous donné satisfaction, avec une mention spéciale à la pépite Inao Oulaï, qui a apporté énormément de dynamisme dans l’entrejeu tout en proposant de précieuses qualités techniques pour ressortir les ballons.
Des Eléphants monstrueux physiquement
Les Ivoiriens ont été capables de mettre énormément d’impact, notamment dans la bataille du milieu de terrain, là où ils ont remporté de nombreux duels, ce qui leur a offert des situations en transitions rapides. Ils terminent le match avec 49 duels remportés, soit 4 de plus que l’Allemagne, une équipe qui fait partie des favoris de ce Mondial. A titre de comparaison, le Sénégal s’était par exemple incliné dans ce domaine face aux Bleus (35 à 43), ce qui en dit long sur la qualité athlétique du groupe ivoirien.
De retour dans le onze après avoir été ménagé au premier match, Kossounou aura symbolisé cette puissance, lui qui a complètement mangé les attaquants allemands dans les duels.
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Emerse Faé : « On a perdu avec honneur »#beINFWC2026 pic.twitter.com/9vzmdAuDvA— beIN SPORTS (@beinsports_FR) June 20, 2026
Yan Diomandé, c’est du sérieux !
Après avoir crevé l’écran durant toute la saison avec le RB Leipzig et lors du premier match au Mondial face à l’Equateur, Yan Diomandé a rendu une nouvelle copie très aboutie contre l’Allemagne. Après avoir très régulièrement pris le dessus sur Joshua Kimmich, l’Ivoirien a réalisé le centre qui a initié le but de son équipe.
Il termine le match avec 2 passes-clés et 11 passes réussies dans le dernier tiers (sur 15 tentées), soit le plus haut total de son équipe. Malgré un peu plus de déchet dans les dribbles sur ce match (3 dribbles réussis sur 7), l’homme qui agite le mercato a confirmé sa capacité à faire régulièrement la différence pour les Eléphants et se donne les moyens de pouvoir briguer le statut de révélation de ce Mondial.




