De président du PSG à patron du
football mondial, il y a un bond de géant que pourrait bien tenter
Nasser Al-Khelaïfi l’an prochain.
Gianni Infantino règne sur le football mondial depuis près de
dix ans, et l’intéressé a toutes les chances de repartir pour un
tour à l’issue de l’élection du président de la FIFA programmée en
mars 2027. A moins que… A ce jour, le patron sortant est le seul
candidat à sa propre succession. Mais du côté de l’UEFA, l’on
miserait volontiers sur une alternative.
Qui dit Vieux continent dit EFC (European Football Clubs),
l’association des clubs européens dont l’actuel président n’est
autre que le
boss du PSG, Nasser Al-Khelaïfi. Une figure du ballon
rond devenue incontournable ces dernières années qui pour beaucoup
au sein de la confédération européenne incarnerait l’option la plus
crédible et fédératrice pour contrer l’influent Suisse.
Le journaliste enquêteur Romain Molina dédie l’un de ses sujets
au Qatarien et à cette question de la succession de Gianni
Infantino. « L’UEFA va-t-elle soutenir la candidature de l’ami
Nasser Al-Khelaïfi qui, à la base, voulait attendre quelques années
pour se lancer à la présidence de la FIFA ? Ou est-ce que la
protection de Donald Trump protégera Infantino vis-à-vis de la
position du Qatar/Etats-Unis ? », tease-t-il ce mercredi.
Un pur fantasme ?
Assurément, Nasser Al-Khelaïfi est l’un des rares personnages du
football mondial à pouvoir jouer le rôle de poil-à-gratter dans
cette élection à venir. Mais au vu du réseau de l’actuel patron de
la FIFA, qui a su bâtir un empire en l’espace d’une décennie à
force de connivences plus ou moins sincères avec les dirigeants du
ballon africain, asiatique ou américain, la tâche s’annonce des
plus ardues.
Dans les coulisses du PSG, l’on assure aujourd’hui que cette
candidature hypothétique de Nasser Al-Khelaïfi n’est que pur
fantasme. « Tout ce tapage médiatique, sorti de nulle part, est
ridicule: on balance des noms à tout-va. Nasser n’a absolument
aucune ambition, aucune intention, aucun intérêt, et il continuera
discrètement à soutenir toutes les institutions du football mondial
et européen. » Un démenti attendu – et pas forcément
convaincant – au regard de l’enjeu.




