L’ancien champion du monde n’a pu
retenir ses larmes au moment de réagir au décès d’Eric Roy, ancien
coéquipier à l’Olympique de Marseille.
La nouvelle est tombée en début de soirée. A 58 ans, Eric Roy,
qui officiait encore sur le banc du Stade Brestois il y a un mois,
est décédé, emporté par le cancer du pancréas qui le rongeait
depuis plusieurs années.
« Depuis trois ans et demi, Papa se battait contre un cancer
du pancréas, ont écrit ses enfants sur Instagram. Pendant
tout ce temps, il a continué à vivre avec une force qui nous
impressionne encore, porté par l’amour de sa famille, par le
football, par son travail et par cette passion qui ne l’a jamais
quitté. »
L’annonce du décès de l’ancien milieu de terrain a suscité une
très vive émotion, chez ses joueurs comme chez ses anciens
coéquipiers. En témoignent les larmes de Christophe Dugarry alors
qu’il évoquait le premier match des Bleus au micro de RMC.
« Ça me fait beaucoup de peine »
« C’est triste parce que c’était mon copain… Ça me fait
beaucoup de peine, a soufflé le champion du monde, ancien
coéquipier du natif de Nice à l’Olympique de Marseille.
Je l’ai connu très longtemps, je pense beaucoup à sa femme. Il
avait beaucoup de courage, de continuer à travailler alors qu’il
vivait ça. Ça me fait beaucoup de peine. Il va me manquer.
»
L’émotion était également palpable chez Brendan Chardonnet, le
capitaine du Stade Brestois. « On le savait (que sa
situation s’était aggravée), on l’avait remarqué sur son visage
et sa forme physique ces deux derniers mois. Je ne suis pas sûr que
tout le monde était au courant (dans le groupe) car c’est
quelqu’un qui a toujours voulu masquer sa maladie, il n’en a jamais
parlé au groupe officiellement. C’est quelqu’un qui était très
pudique, il ne voulait jamais se plaindre», a-t-il commenté
auprès de RMC, ajoutant qu’Eric Roy avait confié à quelques joueurs
cadres au début du printemps que « c’était compliqué
».




