Joan Beringer n’a pas besoin qu’on lui demande de mettre davantage d’intensité. Ce serait même plutôt l’inverse. À l’approche de sa deuxième saison NBA, Chris Finch veut désormais apprendre à son jeune intérieur à canaliser cette énergie débordante qui constitue à la fois sa principale qualité et l’un de ses principaux défauts.
« Il faut comprendre que, comme avec tous les jeunes joueurs, il va y avoir de l’irrégularité », explique l’entraîneur des Timberwolves dans un long entretien accordé à MinnPost. « La question que je me pose, c’est : est-ce une irrégularité qu’il provoque lui-même ou simplement celle liée à la progression d’un jeune joueur ? Avec Joan, je pense qu’on aura certainement la seconde. »
Car le technicien n’a aucun doute sur l’investissement du Français.
« Il joue tellement dur, il possède un équilibre et une énergie incroyables. Il doit trouver comment conserver cet effort tout en régulant son envie d’aller sur absolument tout » développe-t-il ainsi.
« Il veut aller sur tout »
Une tendance déjà visible durant sa saison rookie. Malgré seulement 7.9 minutes de moyenne en 40 rencontres, le 17e choix de la Draft 2025 avait régulièrement impressionné par son activité, sa mobilité et sa capacité à protéger le cercle. Mais les fautes l’avaient également beaucoup pénalisé.
Un défaut directement lié à cette volonté de contester chaque action.
« Les fautes. Il finit toujours au sol, vous voyez ? Et souvent, il se met lui-même hors de position parce qu’il est trop agressif », poursuit d’ailleurs Chris Finch. « Mais apprendre à réduire ça, c’est mieux que l’inverse, quand il faut constamment essayer de pousser quelqu’un à en faire davantage. »
Le défi consiste donc à calmer Joan Beringer sans lui enlever ce qui fait sa force. Une problématique d’autant plus importante que le Français ne devrait plus se contenter de quelques passages cette saison.
Un rôle devenu beaucoup plus important
Après avoir été bouché par la densité de la raquette lors de sa première année, le jeune intérieur de 19 ans dispose désormais d’une véritable ouverture. Les départs de Julius Randle et surtout de Naz Reid ont profondément modifié la rotation intérieure des Wolves, et son heure semble bel et bien arrivée derrière Rudy Gobert.
Chris Finch sait d’ailleurs que la capacité de son jeune pivot à absorber davantage de minutes pourrait avoir une véritable influence sur la saison de Minnesota.
« Ce qui nous donne confiance, c’est que lorsqu’il a eu des opportunités, et il aurait pu en avoir davantage si notre effectif avait été construit différemment, il a répondu présent la plupart du temps », souligne-t-il.
Avec toutefois une limite : « Quand il n’a pas répondu présent, c’est quand il a eu trop d’opportunités, comme lorsque j’ai dû le faire débuter. »
Après une première saison consacrée à apprendre et observer, Joan Beringer va donc devoir trouver le juste équilibre : conserver cette énergie qui avait déjà séduit Chris Finch, tout en apprenant à ne plus la gaspiller.
| Joan Beringer | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2025-26 | MIN | 40 | 7:51 | 66.3 | 70.3 | 1.1 | 1.2 | 2.3 | 0.3 | 1.2 | 0.2 | 0.3 | 0.7 | 3.9 | |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.




