À Golden State, le slogan « Strength in Numbers » n’appartient plus seulement aux Warriors. Onze ans après le premier titre de Stephen Curry et des siens, les Valkyries ont adopté la même philosophie pour se hisser en Finals WNBA dès leur deuxième saison d’existence.
Face aux Aces, pourtant championnes en titre, les joueuses de Natalie Nakase ont ainsi fait parler leur profondeur pour boucler la série en trois matchs secs. Lors de la dernière manche, remportée 87-77 après prolongation, leur banc a notamment inscrit 27 points, contre seulement 13 pour celui de Las Vegas.
« C’est notre superpouvoir, et c’est aussi notre style de jeu. Nous donnons tout. Notre principe, c’est de jouer aussi dur que possible pendant 40 minutes », explique Natalie Nakase, qui avait déjà revendiqué cette philosophie au début de la série : « Nous sommes le Strength in Numbers. Nous avons un effectif profond pour une raison. »
Des jambes fraîches pour faire la différence
La différence s’est notamment vue en prolongation. Alors qu’A’ja Wilson, Chelsea Gray et Jackie Young avaient toutes dépassé les 40 minutes de jeu, Gabby Williams n’en avait disputé que 28. Résultat : la Française a pu inscrire 8 de ses 16 points dans les cinq dernières minutes.
« Je pense qu’à la fin, elles ont manqué quelques tirs ouverts parce qu’elles étaient peut-être fatiguées. C’est clairement l’un de nos avantages : nous allons continuer à utiliser notre banc », souligne Kiah Stokes, auteure d’un double-double avec 11 points et 10 rebonds.
Ce collectif permet surtout à chacune de prendre le relais. Lors du Game 2, Tiffany Hayes avait ainsi inscrit 21 points en seulement 16 minutes, avant que Veronica Burton ne plante le panier décisif.
« Nous avons plusieurs joueuses capables de terminer les matchs, et cela nous ramène à notre Strength in Numbers », expliquait déjà Natalie Nakase. « C’est tellement précieux d’avoir plusieurs joueuses capables de marquer chaque soir. Et peu importe qui marque, tant que nous nous trouvons et cherchons de bons tirs. »
Une confiance partagée
Cette confiance collective est également au cœur de la réussite de Gabby Williams, qui expliquait récemment avoir enfin trouvé un environnement lui permettant de s’exprimer pleinement.
« À Golden State, nous nous faisons toutes confiance. Elles me font confiance pour me laisser le ballon entre les mains et ce n’est pas qu’une question de prendre le bon tir. Je dois simplement faire le bon choix et, si je suis capable de le faire, c’est parce que nous avons quatre autres personnes capables de marquer sur le terrain. »
Une formule gagnante qui repose autant sur la défense que sur le partage des responsabilités. « Dans les grands moments, nous sommes capables de nous rassembler et d’enchaîner les stops défensifs », résume Veronica Burton.
Les Valkyries tenteront désormais de prolonger cette aventure face au Dream d’Atlanta, à partir du 17 octobre. Avec l’espoir d’offrir à Golden State un autre titre construit autour de la force du collectif !














