Un quart de finale de Coupe de France aux allures de finale entre deux équipes encore en lice en Ligue des Champions. Longtemps maître du tempo en première période, Brest a contenu les assauts messins avant de se déliter au retour des vestiaires. Plus solide dans les moments clés, Metz a su inverser la dynamique pour écarter son rival direct et décrocher sa place en demi-finale (37-35).
Les Bretonnes imposent leur tempo
La rencontre débute par un arrêt de Camille Depuiset, particulièrement déterminée face à son ancien club. Les défenses prennent rapidement le dessus et le premier but se fait attendre. C’est finalement Annika Lott qui ouvre le score pour Brest, aussitôt imitée par Lucie Granier côté messin. Sarah Bouktit récupère un ballon mais se heurte à Depuiset, une entame de match qui rappelle la dernière confrontation entre les deux équipes pour la gardienne française. Première exclusion pour Brest, Bouktit obtient ensuite un jet de 7m et permet à Metz d’égaliser.
L’infériorité numérique est bien gérée par les Brestoises, qui ne concèdent que deux buts. Léna Grandveau trouve le poteau et manque l’occasion de redonner l’avantage aux siennes. Sur une erreur brestoise, les Messines récupèrent toutefois la balle et passent devant pour la première fois (4-3, 8’). Brest reste appliqué et obtient un jet de 7m transformé par Anna Vyakhireva, qui trouve la lucarne et calme les arènes. Metz traverse alors un temps faible, gêné par l’agressivité défensive brestoise et des duels peu sanctionnés.
Lucide, Emmanuel Mayonnade pose un temps mort pour insister sur l’efficacité offensive (4-7, 13’). Mais les pertes de balle s’enchaînent côté messin, souvent dans des duels où les arbitres laissent jouer. Mayonnade tente alors un ajustement sur la base arrière avec les entrées de Lylou Borg et Betchaidelle Ngombele. Après plusieurs minutes sans but, un premier tir de loin messin redonne un peu d’espoir.
Encore une perte de balle évitable pour Metz, puis une action où l’avantage est laissé mais Léna Grandveau manque complètement la cible. Finalement, un décalage simple vers l’aile permet à Lucie Granier de conclure, en simplifiant le jeu, les Messines trouvent des solutions. Une interception de Granier offre même l’opportunité de revenir à une longueur… mais le poteau repousse encore leurs ambitions. Metz peine à ajuster le bon tempo face à la défense agressive de Brest. En revanche, l’entrée de Lylou Borg est précieuse, à l’image de sa prestation face à Esbjerg. Passe décisive puis but dans la foulée, elle relance son équipe (8-10, 18’). Mais Brest marque avec trop de facilité, Johanna Bundsen se fait plus discrète.
Une nouvelle perte de balle, cette fois sur un dribble de Grandveau, permet aux Brestoises d’accélérer et de creuser l’écart (8-12, 19’). La balle de +5 est convertie après une rotation rapide de Ana Gros pour Vyakhireva à l’aile. Mayonnade prend un nouveau temps mort. Tout se joue sur des détails, le match peut encore basculer. Pourtant, Brest domine dans les transitions et impose le rythme. Tyra Axner tente de répondre par un tir de loin en pleine course, mais Brest réplique aussitôt avec le premier but de Mairot.
Metz accélère enfin, Bundsen lance Anne-Emmanuelle Augustine en contre-attaque (11-14, 22’). Les Messines affichent davantage de répondant. La tendance arbitrale semble s’inverser, Bundsen trouve pour la première fois Chloé Valentini sur longue distance. Metz déploie enfin son jeu en grand espace. Mais encore une perte de balle offre à Brest un nouveau ballon de +4. Premier temps mort brestois. Raphaëlle Tervel demande davantage de repli défensif sur cette fin de première période, mais après une attaque trop forcée vers le pivot, Metz repart en contre-attaque et obtient un jet de 7m transformé. Deux buts seulement séparent désormais les équipes. Sur les dix dernières minutes, Metz a inversé la dynamique. Depuiset, comme Bundsen, se fait plus discrète.
Les deux formations se rendent coup pour coup. Metz accélère encore, Grandveau traverse sans ballon et marque avec simplicité. Vyakhireva répond immédiatement, mais Valentini profite d’un engagement rapide. Quelques détails, un poteau supplémentaire et un repli hésitant, permettent toutefois à Brest de reprendre trois longueurs. Les deux équipes regagnent finalement les vestiaires avec seulement deux buts d’avance pour Brest (18-20)




