Il s’agissait de son unique panier du match, mais quel panier pour Carter Bryant ! À l’approche de la pause, le rookie des Spurs est servi en transition par Stephon Castle, dans le corner. Voyant la défense du Thunder encore désorganisée, il attaque aussitôt la ligne de fond, avant d’écraser le cercle à deux mains.
Quelques secondes plus tôt, l’ailier s’était déjà fait remarquer de l’autre côté du terrain, en poussant Shai Gilgeous-Alexander, dont il a encore eu la charge par séquences, à prendre un tir à 3-points difficile, et manqué.
Sur la même possession, Carter Bryant avait pourtant été sanctionné d’une faute pour avoir repoussé un écran de Jaylin Williams, venu libérer son leader. Un geste qui n’a pas déplu à Mitch Johnson, puisque le coach des Spurs a applaudi son joueur, appréciant visiblement son agressivité défensive.
Une réaction qui contraste avec celle affichée deux matchs plus tôt. Lors du Game 4, malgré les 25 points d’avance des Spurs, Carter Bryant avait pris une sévère soufflante de son coach, après une faute offensive en contre-attaque, puis une faute concédée dans la foulée en défense. Mitch Johnson l’avait même agrippé par le maillot, avant une bonne tape sur les fesses, dans une séquence très commentée.
« Wemby » venu le consoler
Victor Wembanyama était alors venu consoler son jeune coéquipier, clairement affecté. Carter Bryant avait terminé ce match avec quasiment autant de fautes commises (4) que de minutes passées sur le parquet.
Coach Mitch Johnson gives Carter Bryant a bit of a hard time after a rookie mistake, pulling his jersey, and screams at him.
Carter seems like he is about to come into tears.Victor Wembanyama showing leadership, cheering the young fella. pic.twitter.com/tJigvzZSZp
— MrBuckBuck (@MrBuckBuckNBA) May 25, 2026
« Cela a beaucoup à voir avec ce qui s’est passé il y a deux matchs », reconnaît aujourd’hui Mitch Johnson, au sujet de la prestation de son rookie dans le Game 6, terminée avec 2 points (1/3) et 4 rebonds en 8 minutes.
Car si le technicien secoue son joueur, il ne l’a pas lâché pour autant. Il pourrait être tenté de se passer de lui, pour privilégier des remplaçants plus expérimentés comme Keldon Johnson ou Harrison Barnes. Mais la confiance reste intacte. Harrison Barnes joue même moins que le rookie de 20 ans.
« Je sais que, visuellement, Carter a été aussi réceptif au coaching que n’importe qui », poursuit Mitch Johnson. « Parfois, il essaie probablement trop de bien faire, et je pense que c’est là que l’urgence et mon esprit de compétition ressortent par moments, parce que je veux simplement que ce gamin joue vite et de manière agressive. »
Tout l’enjeu est là pour Carter Bryant : conserver son énergie et son impact physique sans tomber dans l’excès.
« Il possède d’excellents instincts naturels et, quand il joue libéré, quand il laisse ses instincts suivre ses qualités athlétiques et son agressivité, de bonnes choses se produisent », savoure son coach. « Et quand il arrive à y ajouter un peu de discipline, c’est un plaisir à regarder. »
Une phrase qui résume bien l’apprentissage accéléré du rookie : au plus haut niveau, et plus encore dans les playoffs NBA, l’agressivité est indispensable. Mais elle ne vaut vraiment que lorsqu’elle est maîtrisée.
| Carter Bryant | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2025-26 | SA | 71 | 11:31 | 40.8 | 33.5 | 71.4 | 0.5 | 2.0 | 2.5 | 0.7 | 1.3 | 0.2 | 0.5 | 0.3 | 4.2 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.




