À la veille de ses 34 ans, Rudy Gobert a reçu un cadeau très symbolique : le brassard de capitaine de l’Equipe de France. Un rôle pas vraiment fixé depuis la retraite internationale de Nicolas Batum, mais qui touche forcément le pivot des Wolves, désormais joueur le plus expérimenté du groupe réuni à Pau.
« Être le capitaine de l’équipe la plus importante de France, c’est une fierté, une responsabilité et simplement un honneur », confie-t-il à L’Équipe. « Cela ne changera pas la manière dont je joue au basket, mais cela donne plus de profondeur à chaque chose. »
Après Andrew Albicy ou Guerschon Yabusele, c’est donc Rudy Gobert qui portera le brassard vendredi soir à Anvers, face à la Belgique, pour les qualifications à la Coupe du monde 2027. Une marque de confiance forte de la part du staff, après une fin de campagne olympique 2024 compliquée pour lui, avec un rôle réduit en sortie de banc.
Depuis, le quadruple meilleur défenseur de l’année en NBA a rappelé son impact, notamment lors des derniers playoffs avec Minnesota, lors de ce premier tour face à Nikola Jokic. Surtout, il reste un cadre de l’Equipe de France, avec 112 sélections et six médailles internationales, dont deux médailles d’argent olympiques.
« Il a le respect de tout le groupe »
« Avec le retour de Rudy, c’est une grande expérience qui vient s’ajouter », souligne Frédéric Fauthoux, le sélectionneur des Bleus. « Il a le respect de tout le groupe. »
Le technicien ne ferme toutefois pas la porte à d’autres options à l’avenir. Evan Fournier, forfait après une énorme saison avec l’Olympiakos, reste un candidat naturel. Victor Wembanyama, futur centre de gravité de la sélection, aussi. Et Matthew Strazel a déjà affiché son envie de faire le lien entre les générations.
En attendant, Rudy Gobert savoure. « Quand je l’ai dit à ma mère, elle était fière et heureuse », raconte-t-il. « Je porte des valeurs d’humilité, de travail, d’éthique », ajoute-t-il, avec l’ambition assumée de viser très haut.
« Qu’on n’ait pas peur de dire qu’on veut et qu’on peut être champions du monde et champions olympiques », insiste-t-il. « Je veux transmettre cette faim de gagner à tout le monde. »




