Jusqu’alors épargné par les
critiques malgré les mauvais résultats de l’Olympique de Marseille,
Bruno Genesio est désormais pris pour cible. La faute à sa
communication.
La situation se tend pour l’Olympique de Marseille. Au
classement comme en coulisses. Battu dimanche dernier par le PSG,
l’OM a en effet enchaîné une cinquième défaite de rang toutes
compétitions confondues et se retrouve à la 17e place avec
seulement trois points au compteur. Une situation compliquée
aggravée par la communication de Bruno Genesio, qui rejette la
faute sur ses dirigeants et laisse planer un doute sur son avenir à
la tête des Ciel et Blanc.
C’est en tout cas le sentiment de nombreux analystes, lassés des
jérémiades de l’ancien milieu de terrain. Sur les ondes de RMC,
Jérôme Rothen s’est fait le relais particulièrement véhément de ce
mécontentement général. L’ancien international français n’a pas
mâché ses mots à l’encontre de l’entraîneur, lui reprochant son
attitude depuis la fin du mercato. Pour le consultant, le cadre
était posé dès le départ et les contraintes financières de
l’institution n’avaient rien d’une surprise.
« On a été surpris de voir que l’OM n’a pas réussi à
transférer des joueurs et donc à recruter. Mais Genesio le savait
qu’il y avait un risque », a fustigé l’animateur dans son
émission Rothen s’enflamme. Poursuivant sa charge brutale,
il a appelé le coach à stopper les plaintes médiatiques répétées :
« Au bout d’un moment, prend tes responsabilités, arrête de
chouiner. »
« Qu’il démissionne ! »
« Tu es en mission, t’entendre pleurer en disant « je
ne comprends pas on fait les mêmes erreurs, je dors pas de la
nuit »… Ça suffit, avance, a-t-il encore martelé. Si
vraiment il veut démissionner, qu’il démissionne ! Si tu
t’accroches à ton poste, pars comme un guerrier et sors l’OM de la
merde, sinon tu t’en vas. »
En étalant ses états d’âme et son impuissance face aux erreurs
répétées de sa direction ou de sa cellule de recrutement, le
technicien fragilise sa propre crédibilité et se mets même à dos
les supporters marseillais, pourtant prêts à faire preuve de
mansuétude à son égard.




