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Sport
Accroché par El-Hadji Malik Diouf dans les ultimes minutes des
arrêts de jeu de la finale de la CAN qui opposait dimanche le
Sénégal au Maroc, Brahim Diaz a obtenu le penalty. Après dix-huit
minutes de confusion générale liée à la révolte des joueurs
sénégalais, rentrés aux vestiaires pour protester contre la
décision arbitrale, l’attaquant marocain s’est présenté face au
portier adverse.
Il a alors tenté une panenka… complètement loupée, qui a
terminé sa course dans les gants d’Edouard Mendy (90e+24). Un geste
qui en a énervé plus d’un.
Parmi les observateurs ulcérés par un tel choix à un moment
aussi capital du match, Régis Brouard n’a pas été tendre avec le
joueur du Real Madrid. Le chroniqueur de la chaîne L’Équipe l’a dit
haut et fort après la rencontre en se mettant à la place du
sélectionneur marocain, Walid Regragui. « Pour être cash
là-dessus, moi je lui en veut à vie. C’est la vérité (…). Je vais
peut-être me faire allumer, mais je m’en fous en fait. Ce n’est pas
normal. C’est irrespectueux. »
Et l’actuel entraîneur du FC Rouen de poursuivre avec une colère
contenue. « C’est irrespectueux par rapport au match.
C’est irrespectueux par rapport à une finale. C’est irrespectueux
par rapport à un continent.
C’est irrespectueux pour le sélectionneur. C’est la vérité ! On
va pouvoir lui trouver tout à un tas d’excuses. Oui, peut-être
qu’il a eu un trou. On va peut-être étudié ce qu’il s’est passé
pendant ce temps-là. Non. Il faut marquer le penalty ! Il faut
frapper ! Point. »
Brahim Diaz au fond du gouffre
Alors que Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition, tenait
au bout du pied un but qui aurait sûrement fait de lui le héros de
tout un peuple, cette boulette monumentale l’a brutalement fait
passer de l’autre côté de la balance. En larmes alors même que le
match n’était pas terminé, l’attaquant paraissait clairement et
profondément atteint par cet échec.
Les Sénégalais ont quant à eux marqué le seul et unique but du
match par l’intermédiaire de Pape Gueye, quatre minutes après le
début de la prolongation. De quoi offrir une deuxième Coupe
d’Afrique des Nations à son capitaine Sadio Mané. Et d’enfoncer
encore un peu plus un Brahim Diaz qui devra être extrêmement solide
mentalement pour se remettre de cet épisode.




