C’est une cicatrice qu’il portera à vie. Alors qu’il a eu une
opportunité en or d’offrir au Maroc la deuxième Coupe d’Afrique des
nations de son histoire, le 18 janvier dernier, Brahim
Diaz s’est manqué, et en beauté ! Après avoir obtenu un penalty au
bout du bout du temps additionnel de la finale, l’attaquant
Madrilène a tenté et totalement raté une panenka. La suite… Le
Sénégal s’est imposé après les prolongations grâce à un but de Pape
Gueye (1-0 a.p.).
Complètement anéanti au coup de sifflet final, Brahim Diaz était
inconsolable, comme l’a confirmé le préparateur physique des Lions
de l’Atlas, Eduardo Dominguez, sur les ondes de la Cadena Ser.
« Je n’aurais aimé ni être dans le corps, ni dans la
tête de Brahim à ce moment-là. Il était en état de choc. Pour lui,
c’était un moment très difficile. Je ne souhaite même pas à mon
pire ennemi ce qu’a vécu Brahim, parce que c’était un moment très
difficile et très intense pour lui », a d’abord confié le
membre du staff de Walid Regragui.
« Dans ce genre de moment, il y a peu de choses que l’on
puisse dire… »
« Je me souviens que chaque joueur, après le match,
s’est vite retiré dans sa chambre. Il y avait beaucoup de
confusion, on ne savait pas ce qu’il allait se passer », a
poursuivi le préparateur physique espagnol, passé notamment par
Gijon et Villarreal.
Et de revenir sur son dernier échange avec l’attaquant de 26
ans: « La dernière conversation que j’ai eue avec lui,
c’était lorsque nous nous sommes dit au revoir à l’aéroport. Il
était très affecté. Dans ce genre de moment, il y a peu de choses
que l’on puisse dire à une personne dans son cas, qui a beaucoup de
choses à assimiler dans sa tête. »




