Il rêvait de faire tomber l’une des plus grandes références de la boxe mondiale. Christian Mbilli a finalement buté sur l’expérience de Canelo Álvarez. Dans cette confrontation très attendue disputée à Riyad, en Arabie saoudite, le Français a tenu tête au Mexicain avant de s’incliner aux points, à l’unanimité des juges (115-112, 116-111, 117-110).
L’expérience de Canelo fait la différence
Déterminé à imposer son rythme, Mbilli a abordé les premières reprises avec beaucoup d’engagement. En avançant constamment vers son adversaire et en cherchant à multiplier les combinaisons, le Français a tenté de bousculer les habitudes du Mexicain. Son activité lui a permis de rivaliser durant les premiers échanges.
Mais Canelo Álvarez a progressivement pris la mesure de son adversaire. À partir de la cinquième reprise, le Mexicain a davantage exploité sa maîtrise technique, sa mobilité et sa précision. Ses déplacements et ses esquives lui ont permis de mieux contrôler la distance, tout en plaçant des coups plus nets. Une gauche puissante au sixième round, suivie d’un uppercut du droit à la septième, a notamment marqué un tournant dans la confrontation.
Mbilli ne renonce jamais
Malgré cette montée en puissance de son adversaire, le Français n’a jamais abandonné son plan de combat. Même éprouvé physiquement, il a continué à chercher l’ouverture et à tenter de renverser la tendance. Ses crochets du gauche et du droit dans la dixième reprise ont notamment témoigné de sa détermination.
Un point de pénalité lui a toutefois été retiré au huitième round pour un coup derrière la tête. Une sanction qui a davantage compliqué sa situation sur les cartes des juges.
Jusqu’à la dernière reprise, Mbilli a conservé son engagement, sans jamais être proche de l’arrêt du combat. Son courage n’a cependant pas suffi face à un adversaire plus expérimenté dans la gestion des moments décisifs.
Canelo retrouve le sommet mondial
Cette victoire permet à Canelo Álvarez de reprendre la ceinture mondiale WBC des super-moyens, un an après sa défaite face à Terence Crawford. À 36 ans, le Mexicain confirme qu’il reste un acteur majeur de sa catégorie, malgré une boxe moins explosive qu’à ses meilleures années.
Pour Christian Mbilli, cette première défaite professionnelle constitue un coup d’arrêt sur le plan comptable, mais pas nécessairement dans sa progression. Face à un champion de cette dimension, le Français a démontré qu’il pouvait rivaliser à ce niveau. Il lui reste désormais à tirer les enseignements de cette confrontation pour poursuivre son ascension dans la hiérarchie mondiale des super-moyens.













