Cité parmi les potentiels
candidats à la succession de Pablo Longoria aux commandes de l’OM,
Mourad Boudjellal se positionne clairement
aujourd’hui.
En juin 2020 déjà, son nom avait été évoqué à l’OM tandis
que la rumeur lui prêtait des intérêts dans le projet de rachat
nébuleux mené par l’homme d’affaires franco-tunisien Mohamed
Ajroudi. Six ans plus tard, Mourad Boudjellal est de nouveau cité
parmi les possibles successeurs de Pablo Longoria aux commandes du
club.
Dernièrement, Frank McCourt, le propriétaire de l’institution
phocéenne, a dressé les contours du profil recherché. « Ma
préférence va à quelqu’un qui connaît bien la France et Marseille,
car je pense qu’il est crucial de comprendre la culture du club. La
personne doit aussi être un manager d’envergure, expérimenté
», dixit le businessman américain dans un entretien accordé à au
Journal du Dimanche. D’aucuns voyant dans l’ancien président du RCT
la cible idéale.
Ce jeudi sur les ondes de RMC, Mourad Boudjellal ne s’est pas
fait prier pour anticiper la question de sa candidature éventuelle.
« J’ai une maison d’édition qui marche pas mal. Un challenge
comme ça… Moi j’ai 65 ans. Ça voudrait dire tout abandonner,
surtout qu’il y a un chantier. Il faut être créatif, savoir vendre
son club. C’est un chantier énorme. Il y a en plus un problème de
visibilité pour le foot, dont le modèle économique a été totalement
bouleversé… » Et de se montrer catégorique: « Si Frank
McCourt m’appelle ? Ça dépend où il m’invite à dîner (rires).
Non, mais dans ma vie privée ce serait déjà compliqué, je n’ai
pas envie d’abandonner les miens. […] Moi je n’irai pas
! »
Bouhafsi mis en avant
En revanche, l’intéressé qui se dit « toujours supporter de
l’OM » milite pour un Mohamed Bouhafsi dont le nom revient
avec insistance ces derniers jours. « Mohamed est très bien.
S’il prend le poste, il va se mettre une pression de malade, il ne
fera pas semblant. […] Je pense que Mohamed a les
épaules », souffle Mourad Boudjellal.
Et de conclure: « Si tu vas à Marseille, tu dois réussir,
sinon tu le portes. Il faut vraiment réussir. Je pense que je peux
réussir un modèle économique, mais un modèle sportif je ne suis pas
sûr d’y arriver. Le sportif, je ne suis pas certain de choisir les
bonnes personnes, et ce sont des choix qui coûtent cher. Ce n’est
pas que je ne veux pas, mais cela ne serait pas raisonnable dans ma
vie. »




