La surprenante défaite de Novak Djokovic au premier tour de l’US Open face à Mariano Navove continue de susciter de nombreuses réactions.
Les circonstances de cette élimination l’ont rendue particulièrement marquante : diminué physiquement tout au long de la rencontre, le vétéran a finalement cédé en cinq sets.
We love you, Novak Djokovic.
Signed,
All of uspic.twitter.com/9lJbqlAjVt— Danny (@DjokovicFan_) August 31, 2026
Pour un joueur qui défie depuis des décennies le poids des ans et les pronostics, les scènes observées sur le court Arthur-Ashe ont inévitablement relancé les interrogations sur la durée pendant laquelle le vainqueur de 24 titres du Grand Chelem pourra encore évoluer à un niveau aussi exceptionnel.
Parmi ceux qui suivent désormais la situation de Djokovic avec inquiétude figure Boris Becker, son ancien entraîneur et lui-même six fois vainqueur en Grand Chelem. Après avoir travaillé étroitement avec le Serbe et connu de l’intérieur les exigences du très haut niveau, l’Allemand a livré un point de vue particulièrement intéressant sur la suite de sa carrière.
Becker observe un changement inquiétant chez Djokovic
La défaite de Novak au premier tour à New York ne s’est pas résumée à un résultat inattendu. Après avoir perdu le premier set, le Serbe a retrouvé son tennis, s’est battu avec acharnement et a pris l’avantage deux sets à un, avec même un break d’avance dans la quatrième manche.
À partir de ce moment-là, la légende n’a remporté qu’un seul jeu. Il a progressivement accusé le coup physiquement et a fondu en larmes après avoir été mené dans le set décisif, submergé par le soutien du public.
Comme cela a souvent été le cas ces dernières années, le natif de Belgrade a dû composer avec une série de problèmes physiques qui ont de plus en plus pesé sur sa performance. Il a dû faire appel au kiné, s’est appuyé à plusieurs reprises sur sa raquette et a été pris de vomissements, avant de s’effondrer dans le dernier chapitre de la rencontre.
Les images en provenance du plus grand stade de tennis au monde ont particulièrement marqué les esprits, car Novak a construit une grande partie de sa légende sur une résistance physique hors du commun.
Pour Becker, la situation a atteint un point où le Serbe doit sérieusement réfléchir à la manière dont il souhaite aborder la dernière partie de sa carrière.
Le sextuple vainqueur en Grand Chelem a également laissé entendre qu’il avait sa propre idée des mesures que son ancien élève pourrait prendre, sans toutefois vouloir en dévoiler les détails publiquement.
Une question difficile à trancher pour Djokovic
Cette défaite ne change rien au fait que Novak reste capable de produire un tennis d’élite sur les plus grandes scènes. Il l’a encore démontré à l’Open d’Australie et à Wimbledon, notamment en s’imposant face à Jannik Snner au terme d’un match en cinq sets.
La difficulté apparaît lorsque ces performances l’obligent à survivre à des combats toujours plus éprouvants. Il y était parvenu contre Felix Auger-Aliassime à Wimbledon, mais l’impact physique de son parcours à l’US Open est devenu impossible à dissimuler.
Ce qui ressemblait initialement à un nouveau combat en Grand Chelem s’est transformé en une expérience profondément émotionnelle, laissant la légende face à la décision peut-être la plus difficile de son exceptionnelle carrière.
La question n’est peut-être plus de savoir s’il peut encore battre les meilleurs joueurs du monde, mais combien de temps il acceptera de pousser son corps jusqu’à ses limites pour y parvenir. Pour Becker, cette dernière défaite a rendu impossible tout nouveau report de cette réflexion.
Après n’avoir disputé que deux matches depuis Wimbledon, Djokovic devrait vraisemblablement participer au tournoi ATP 500 de Pékin, à la fin du mois de septembre. Il retrouverait ainsi la capitale chinoise, où il domine depuis 2009.
Après avoir perdu un nombre important de points en raison de son échec à l’US Open, la légende quittera le top 10 à l’issue du dernier tournoi du Grand Chelem de la saison, pour la première fois depuis 2018.
« Novak cannot continue like this; it breaks my heart. He has to think about the future. I have an idea, but I’m not going to say it on air. I have to think about it a little more.
At some point, this ends; the question is where you take that step,” Boris Becker said.




