La blessure récente de Carlos Alcaraz continue de susciter des réactions dans le monde du tennis. Cette fois, c’est Boris Becker qui a livré son analyse, avec un regard à la fois lucide et nuancé sur la situation de l’Espagnol.
Interrogé sur Eurosport, l’Allemand n’a pas seulement évoqué l’aspect médical. Il a surtout pointé du doigt un facteur plus profond : le style de jeu même d’Alcaraz.
Un jeu spectaculaire… mais exigeant
“Alcaraz dispute souvent des matchs très longs, il perd des sets, et cela finit par peser sur son corps”, a expliqué Becker. Une observation qui met en lumière l’intensité constante avec laquelle joue le Murcien, souvent engagé dans des batailles physiques éprouvantes.
À l’inverse, Becker a établi une comparaison intéressante avec Jannik Sinner : “J’appelle Sinner ‘Djokovic 2.0’. Il est extrêmement constant et remporte ses matchs plus rapidement, ce qui lui permet d’économiser de l’énergie.”
Une différence de gestion des efforts qui, selon lui, pourrait expliquer en partie les difficultés physiques rencontrées par Alcaraz.
Entre inquiétude et confiance
Malgré ce constat, Becker ne se montre pas alarmiste. Il se veut même plutôt rassurant quant à la capacité de l’Espagnol à revenir à son meilleur niveau. Mais le message est clair : à long terme, un style aussi explosif et gourmand en énergie peut avoir un coût. L’équilibre entre spectacle et gestion physique devient alors essentiel pour durer au plus haut niveau.
Pour Alcaraz, le défi dépasse donc la simple guérison de sa blessure actuelle. Il s’agit peut-être aussi de trouver une manière de préserver son corps sans renoncer à ce qui fait sa force : un tennis intense, spectaculaire… et terriblement exigeant.




