Véritable légende des Warriors, où il a remporté ses quatre titres de champion avant de voir son numéro 9 être retiré, Andre Iguodala a connu deux passages sous les couleurs californiennes. Le premier entre 2013 et 2019, puis le deuxième entre 2021 et 2023, jusqu’à sa retraite.
La première séparation entre Golden State et le MVP des Finals 2015 reste en travers de la gorge de Bob Myers, l’ancien GM des « Dubs », à l’origine de son arrivée en 2013 puis de son départ en 2019.
« En 2019, il a fallu transférer Iguodala, qui avait pourtant remporté trois titres de champion avec nous, pour pouvoir signer D’Angelo Russell », s’est-il remémoré dans le podcast de Vince Carter et Tracy McGrady. « La façon dont il a encaissé la nouvelle, avec un tel professionnalisme… Je n’avais jamais vu quelqu’un gérer ça aussi bien que lui à ce moment-là, quand on parle d’un joueur confronté à une situation délicate. »
Pour des raisons financières, et pour dégager environ 17 millions de dollars, les Warriors avaient ainsi dû lâcher Andre Iguodala afin de boucler la venue de D’Angelo Russell via un « sign-and-trade ». Une séparation douloureuse, dans la foulée de la blessure de Klay Thompson, des Finals perdues contre les Raptors et du départ de Kevin Durant vers Brooklyn.
Sa décision la plus difficile
« Andre m’a regardé et il m’a dit : “Je comprends, tu dois faire ce que tu as à faire”, mais je suis sûr que ça lui a fait quelque chose », a ajouté Bob Myers, tandis que l’ailier expliquait s’y attendre. « Sauf que ce n’était pas juste. Ce n’était pas correct. Quand un joueur donne autant pour toi et pour ta franchise, et que tu prends ce genre de décision alors qu’il méritait tellement mieux… Il méritait mieux. Mais il n’y avait pas de moyen facile de contourner la chose. »
Si le retour d’Andre Iguodala en 2021 a sans doute permis de refermer en partie la blessure, d’autant que les deux hommes remporteront un autre titre ensemble par la suite, cet épisode reste en tout cas la décision la plus difficile du passage de Bob Myers à Golden State.
Devenu président de Harris Blitzer Sports & Entertainment, le groupe qui co-détient les Sixers, le dirigeant de l’année 2015 et 2017 se retrouve désormais un peu plus éloigné de ce type de décisions. Ce qui ne l’empêche pas de regretter certains aspects de son ancien métier.
« Ce qui me manque le plus et ce que j’ai le plus adoré, ce sont les relations humaines », a-t-il toutefois avoué. « Je ne parle pas à toutes ces bagues de champion présentes chez moi. Je ne regarde pas d’anciens résumés de matchs. J’appelle Draymond Green, j’appelle Stephen Curry et j’appelle Andre Iguodala. Donc voilà ce qui me manque. »




