Becky Hammon continue d’écrire l’histoire sur le banc des Las Vegas Aces. Grâce à la victoire de son équipe sur le parquet des Golden State Valkyries (91-81), la technicienne a atteint la barre des 150 succès en WNBA. Il ne lui aura fallu que 205 matchs pour y parvenir, soit le deuxième total le plus rapide de l’histoire, derrière Van Chancellor, légende des Houston Comets, qui avait atteint ce cap en 198 rencontres.
« Ce qui me marque le plus, c’est à quel point j’aime le processus », a-t-elle réagi. « Nous sommes une équipe attachée à la méthode. Si vous avez la bonne, vous obtenez de bons résultats. Les résultats finiront par arriver. »
Un discours qui rappelle énormément celui de son mentor, Gregg Popovich, et qui a forcément une résonance particulière à Las Vegas. La saison passée, les Aces avaient ainsi longtemps navigué à la limite de la zone des playoffs, jusqu’à afficher un bilan de 50% à la pause du All-Star Game. Puis il y avait eu cette gifle de 53 points face aux Lynx, début août, avant une série de 16 succès pour finir la campagne.
« Elle nous donne tellement de pouvoir et tellement de confiance », souligne A’ja Wilson. « C’est l’une des raisons pour lesquelles je ferai tout ce qu’il faut pour lui offrir des victoires et pour qu’elle soit celle qui gagne. »
Une relation bâtie sur la confiance
La star des Aces insiste surtout sur la relation humaine. « J’ai été coachée par des femmes et des hommes phénoménaux, mais avec Becks, ce qui ressort, c’est qu’elle nous laisse respirer. Parfois, je suis furieuse contre moi-même, et elle est la première à dire : ‘Ne t’inquiète pas.’ Elle vous fait confiance, et je lui fais confiance. »
Face aux Valkyries, les Aces ont justement accéléré au retour des vestiaires, avec un 21-6 pour commencer le troisième quart-temps. Golden State est revenu à huit points dans le dernier acte, sans jamais recoller.
« Nous sommes encore en chantier », rappelle pourtant Becky Hammon. « Les victoires ne se reportent pas d’une saison à l’autre, et l’identité ne se reporte pas toujours non plus. Il faut la rétablir chaque année. »
Trois titres en quatre ans et désormais 150 victoires en seulement cinq saisons. Mais la coach préfère retenir le lien qui l’unit à son groupe. « J’atteins 150 victoires avec certaines des plus grandes personnes à avoir joué. Je les aime. Nous sommes dans cette bataille ensemble et nous nous battons les uns pour les autres. On entend souvent qu’une joueuse traverserait un mur pour son coach, mais cette coach traverserait un mur pour elles. »




