Le choix du PSG de ne pas
soutenir un seul et unique candidat pour le Ballon d’Or 2026 a fait
réagir. Certains l’ont mis en garde.
Le Paris Saint-Germain a fait le choix de ne pas vraiment
choisir. Ou du moins de
faire un peu différemment de l’an passé, sans toutefois aller
au bout du processus. Avec dix joueurs nommés pour l’obtention du
Ballon
d’Or 2026, le double tenant du titre en Ligue des champions a
établi un record cette année. Pour autant, il n’a pas voulu prendre
parti pour l’un ou l’autre. Au départ, trois candidats étaient
soutenus, à savoir Fabian Ruiz, Ousmane Dembélé et Khvicha
Kvaratskhelia. Le premier a été gentiment effacé mais pour les deux
autres, le PSG n’a pas tranché et certains s’en sont émus.
Cela a par exemple été le cas de Nabil Djellit qui a pris la
parole sur le sujet cette semaine. Sur le plateau de la chaîne
L’Équipe, il a interpellé le président du club parisien, Nasser
al-Khelaïfi. « Cette communication et cette campagne du
Ballon d’Or du côté du PSG est un véritable csc. Au départ ils
étaient trois, maintenant ils ne sont plus que deux. Je me mets à
la place de Fabian Ruiz ; on le met en avant, on le retire.
Champion du monde, il a gagné la Ligue des champions, je trouve ça
plutôt vexant et humiliant pour l’Espagnol. »
Puis le journaliste a dit comment le PSG aurait dû agir selon
lui. « Il aurait fallu faire comme les autres grands clubs
européens. Il faut trancher et se positionner pour un seul
candidat. » Et d’égrener les exemples. « Le
Real (Madrid), ils ont fait le choix de (Kylian)
Mbappé alors qu’il y a (Jude) Bellingham et Vinicius.
Le Barça, ils ont fait le choix de Lamine Yamal alors qu’il y a
Rodri, Ballon d’Or (2024) et champion du monde avec
l’Espagne. Le Bayern (Munich),
ils ont fait le choix de (Harry)
Kane alors qu’il y a (Michael) Olise. »
Ballon d’Or, le triste exemple de Liverpool en 2019
En observateur du football, Nabil Djellit s’est souvenu
d’exemples ayant entraîné l’échec dans la course au Ballon d’Or de
certains candidats pourtant sérieux. « Ça me rappelle
Liverpool en 2019. (Jürgen) Klopp ne tranche pas
entre (Sadio) Mané, (Mohamed) Salah et
(Virgil) Van Dijk. Finalement, c’est (Lionel) Messi
qui coiffe Van Dijk sur le poteau. »
Une démonstration qui trouve toutefois sa contradiction directe
dans la stratégie du PSG de l’an passé puisque c’est Ousmane
Dembélé, pourtant pas officiellement soutenu jusqu’à ce que
Marquinhos ne clame le désormais célèbre « Et Ousmane Ballon
d’Or » depuis le bus à impérial remontant les Champs-Élysées
après le premier sacre parisien en Ligue des champions.




