Paula Badosa tient peut-être enfin le déclic qu'elle attendait depuis près de deux ans. Freinée sans cesse par les blessures, l'Espagnole retrouve progressivement son meilleur niveau et le prouve cette semaine à Bastad, où elle s'est qualifiée pour la finale du WTA 125 avec une autorité impressionnante.
Sa dernière victime se nomme Yulia Putintseva, balayée 6-1, 6-2 en seulement 1h06. Un succès qui confirme la domination de Badosa tout au long de la semaine : aucune manche perdue et une impression de maîtrise retrouvée.
Paula Badosa barre a Putintseva, a la que solo ha dejado hacer tres juegos, para disputar:
– Su primera final del año
– Su primera final desde agosto 2024
– Su primera final en tierra desde 2021
– Su primera final en un torneo no profesional desde octubre de 2019 pic.twitter.com/Vc0epa3NvD— David Orenes (@david_lrl) July 10, 2026
Cette qualification marque sa première finale depuis son titre à Washington en 2024, un symbole fort pour une joueuse qui a passé de longs mois à lutter davantage contre son corps que contre ses adversaires.
Une semaine parfaite
Avant d'écarter Putintseva, l'ancienne numéro 2 mondiale avait déjà dominé Marina Bassols (6-3, 6-2), Emiliana Arango (6-2, 6-2) puis Varvara Lepchenko (7-5, 7-6). En finale, elle défiera la Suissesse Simona Waltert, tombeuse de l'Espagnole Kaitlin Quevedo en demi-finales (7-5, 6-2). Les deux joueuses s'affronteront pour la première fois sur le circuit.
Une remontée spectaculaire au classement
Au-delà du trophée, cette semaine pourrait changer la trajectoire de la saison de Badosa. Grâce à son parcours en Suède, elle est déjà assurée de gagner 22 places au classement WTA, ce qui la propulsera au 119e rang mondial.
Et si elle soulève le trophée dimanche, elle grimpera jusqu'à la 114e place, se rapprochant sérieusement du Top 100, un objectif crucial en vue de l'US Open. Réintégrer ce cercle lui permettrait d'accéder directement au tableau principal du dernier Grand Chelem de la saison sans passer par les qualifications.
Après des mois de doutes, Paula Badosa retrouve enfin des raisons d'y croire. Plus que les victoires, c'est la manière qui rassure : son physique tient, son tennis revient et, surtout, le sourire semble de retour. Bastad ne vaut peut-être "que" 125 points, mais cette semaine pourrait bien marquer le véritable début de sa renaissance.




