La tension monte entre les principaux joueurs des circuits ATP et WTA, parmi lesquels Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Alexander Zverev, Aryna Sabalenka, Coco Gauff et Iga Swiatek, et les organisateurs des tournois du Grand Chelem.
Quelques jours après un communiqué commun des joueurs réclamant une part plus importantes des revenus, notamment venant de Roland‐Garros, le numéro 1 mondial, Jannik Sinner, interrogé à ce sujet en conférence de presse à Rome, a clairement ouvert la porte à un boycott du Grand Chelem parisien en cas d’échec des négociations.
Q. Certains joueurs ont évoqué la possibilité de boycotter les tournois du Grand Chelem si aucun accord n’est trouvé, notamment sur le prize money. Quelle est votre position à ce sujet ? Est‐ce quelque chose que vous envisageriez ?
JANNIK SINNER : Tout d’abord, je pense que les tournois du Grand Chelem sont les meilleurs et les plus importants de notre calendrier. Je crois que c’était déjà le cas autrefois, pour les générations précédentes. Mais c’est surtout une question de respect, vous voyez ? Parce que je pense que nous donnons bien plus que ce que nous recevons en retour. Ce n’est pas seulement pour les meilleurs joueurs ; c’est pour nous tous, les joueurs. Encore une fois, chez les hommes et chez les femmes, nous sommes très, très égaux. Je pense que les 10 meilleurs hommes et les 10 meilleures femmes ont écrit une lettre. Ce n’est pas normal qu’après un an, nous ne soyons même pas proches d’une conclusion sur ce que nous aimerions obtenir. Si l’on prend d’autres sports, quand les meilleurs athlètes envoient des lettres importantes, je crois sincèrement que dans les 48 heures, non seulement on a une réponse, mais on a aussi une réunion pour en discuter. Bien sûr, on parle d’argent. Le plus important, c’est le respect, et on ne le ressent tout simplement pas. Nous sommes un peu déçus du prize money global de Roland‐Garros. Voyons donc ce qui va se passer. Je pense que dans les deux prochaines semaines, nous connaîtrons également le montant des prix à Wimbledon. Nous espérons vraiment que ce sera mieux. Ensuite, bien sûr, l’US Open. Je comprends donc que les joueurs parlent de boycott, car il faut bien commencer quelque part. Cela dure depuis trop longtemps. Nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve.
Des propos qui rejoignent ceux de Sabalenka, la numéro 1 mondiale, qui avait récemment déclaré : « Je pense qu’à un moment donné, les joueurs boycotterons les tournois. Ce sera la seule façon de défendre nos droits. »




