Mathias Gidsel lève le voile sur sa préparation estivale dans sa dernière newsletter « The Gidsel Circle », et le constat est saisissant de sincérité. Le meilleur joueur du monde raconte une séance de fractionné sur une route déserte du North Funen, où il s’est arrêté après seulement deux répétitions sur les six prévues, submergé par une question simple : pourquoi continue-t-il vraiment ?
Depuis plusieurs semaines, L’international danois Mathias Gidsel publie une newsletter personnelle à destination de ses fans. Dans l’édition de début août, le meilleur joueur du monde se livre avec une sincérité étonnante et innatendue. Gidsel revient notamment sur l’après-Final4, période où le doute s’est installé plus profondément qu’il ne l’a jamais montré publiquement. Il l’a confié à son coach à Berlin, Nicolej Krickau, ne plus être certain d’avoir la force de repartir à l’assaut du trophée la saison prochaine, sachant qu’onze mois d’investissement pourraient de nouveau se solder par une déception.
Gidsel s’interroge sur sa motivation à encore chercher à gagner le Final4 !
Ces confidences ont été reprises par le média allemand handball-world, puis par kicker.de, qui titrent sur des doutes portant carrément sur la poursuite de sa carrière — une lecture plus radicale que celle de Gidsel lui-même, qui évoque plutôt une lassitude passagère face à l’exigence de tout reconstruire chaque été.
Quatre semaines seulement après cette désillusion, la préseason a repris, sans raccourci possible pour qui vise quatre-vingts matchs au plus haut niveau. C’est sur cette route droite et vide qu’il a trouvé sa réponse, inspirée d’une légende Instagram postée après la finale : continuer, non pas pour un trophée précis, mais pour rester fidèle à l’exigence qu’il s’impose à lui-même, jour après jour — un message qu’il tenait visiblement à clarifier face à l’écho pris par ses propos outre-Rhin.
Dans tous les cas, ce genre de déclarations sont rares et authentiques pour un sportif de ce calibre et encore assez jeune dans sa carrière de handballeur professionnel. On ne saurait trop vous inviter à rejoindre sa newsletter.




