Peu utilisé depuis son retour chez les Fennecs, Monsef Bakrar joue gros mardi contre le Niger, même en amical.
Pour certains joueurs, un match amical ne l’est jamais complètement. Celui qui opposera l’Algérie au Niger mardi pourrait ainsi peser lourd dans l’avenir international de Monsef Bakrar. Rappelé par Brahim Hemdani après avoir manqué la Coupe du monde 2026, l’attaquant d’Al Ahly dispose d’une nouvelle occasion de montrer qu’il peut s’installer durablement chez les Fennecs.
Depuis le début du rassemblement, Bakrar fait partie des éléments offensifs les moins utilisés. Resté sur le banc contre la Zambie, il n’a disputé que les 26 dernières minutes du match nul contre le Burundi (2-2), en remplacement de Mohamed Bachir Belloumi. Une entrée discrète, sans véritable impact sur la défense adverse, qui n’a pas dissipé les interrogations autour de son rendement en sélection.
Une première chance déjà manquée à la CAN
Bakrar ne découvre pourtant pas le niveau international. À la dernière CAN, il avait déjà bénéficié d’une fenêtre importante. Resté sur le banc contre le Soudan puis le Burkina Faso, il avait été titularisé lors du troisième match de poules face à la Guinée équatoriale, remporté 3-1 par une Algérie déjà qualifiée et largement remaniée.
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Aligné pendant toute la rencontre, il n’avait inscrit aucun but ni délivré de passe décisive. Il s’était procuré plusieurs situations, dont une occasion franche repoussée par Jesus Owono peu avant la pause, sans réellement marquer les esprits.
Il n’avait ensuite plus été utilisé contre la RDC en huitièmes de finale ni face au Nigeria en quarts. Écarté après la compétition puis absent du groupe retenu pour le Mondial, Bakrar a dû attendre l’arrivée d’Hemdani pour retrouver les Fennecs. Son rappel faisait partie des principaux changements opérés par le nouveau sélectionneur dans sa première liste.
Cette nouvelle convocation représente donc une deuxième chance. Pas forcément la dernière, mais une occasion qu’il aurait intérêt à mieux exploiter.
Al Ahly l’a relancé, les Fennecs attendent encore
Son arrivée à Al Ahly durant l’été s’inscrit justement dans cette dynamique de rebond. Le club égyptien l’a recruté au Dinamo Zagreb pour trois saisons après un exercice conclu avec 18 buts et 7 passes décisives en 42 matchs toutes compétitions confondues, ainsi qu’un doublé national en Croatie.
En rejoignant l’un des clubs les plus exposés du continent, Bakrar s’est replacé dans un environnement particulièrement observé par le staff algérien. Ses performances ont contribué à lui rouvrir les portes de la sélection. Encore faut-il désormais transférer ce rendement sous le maillot national.
L’absence d’Amine Gouiri lui offre justement une fenêtre supplémentaire. Avant même le match contre le Burundi, Bakrar apparaissait comme l’alternative naturelle à Amin Chiakha au poste d’avant-centre.
Chiakha n’a pas pris d’avance
Chiakha a finalement bénéficié du plus gros temps de jeu. Lancé rapidement contre la Zambie après la blessure de Gouiri, puis titularisé face au Burundi, il n’a toutefois pas totalement saisi sa chance.
Sa prestation en demi-teinte contre les Hirondelles n’a pas permis de clarifier une hiérarchie offensive encore très ouverte. Bakrar n’avait d’ailleurs pas davantage pesé lors de son entrée. Ce contexte pourrait inciter Hemdani à redistribuer les cartes contre le Niger.
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Bakrar apparaît comme l’un des principaux candidats à une titularisation ou, au minimum, à un temps de jeu plus conséquent. Il devra également composer avec Mohamed Amoura, Adil Boulbina et les autres solutions offensives disponibles ou susceptibles de revenir lors des prochains rassemblements. Les places deviendront encore plus chères lorsque l’effectif sera au complet.
Face au Niger, même en amical, le staff attendra donc davantage de présence dans la surface, de disponibilité et surtout d’efficacité. Après une première occasion insuffisamment exploitée à la CAN et une entrée discrète au Burundi, Bakrar dispose d’une nouvelle opportunité. A lui de la saisir.













