Yacine Adli relance le débat sur
sa future sélection. Le milieu envisage désormais de représenter
l’Algérie après avoir longtemps affiché la France comme
priorité.
Yacine Adli revoit sa position. Formé au Paris Saint-Germain et
passé par l’AC Milan, le milieu aujourd’hui à Al-Shabab FC a confié
à SportTeam envisager désormais de représenter l’Algérie,
alors qu’il visait jusque-là une carrière internationale avec
l’équipe de France.
Quelques mois plus tôt, dans un entretien à L’Équipe,
il se montrait pourtant catégorique : « J’avais annoncé mon
objectif de jouer pour l’équipe de France. À partir du moment où
j’ai pris cette décision, je ne reviens pas dessus, c’est clair.
Peu importe que je joue en Arabie saoudite ou en Europe. Pour moi,
il n’y a rien qui change et c’est par pur respect pour l’Algérie.
»
Un discours qu’il nuance aujourd’hui. « J’ai dit que
j’aspirais au plus niveau donc avec la France comme objectif mais
j’ai un grand respect pour l’équipe nationale algérienne, mes plus
grandes joies sportives sont liées à elle, j’ai énormément de
respect pour mon pays », reconnaît-il lors de son interview à
SportTeam.
« C’est une connerie »
« J’ai été sincère donc j’ai dit ‘je ne suis pas quelqu’un
qui va changer d’avis’ mais c’est une connerie. Ça m’a desservi, ça
me prive d’une chose que je suis légitime à connaître. Certains
changent comme Diop », admet-il. Le milieu reconnaît également
avoir échangé avec d’anciens et actuels internationaux algériens,
tout en évoquant l’influence de son entourage : « Mes proches,
ma famille se disent : ‘Pourquoi tu ne viens pas jouer pour
l’Algérie pour certaines paroles ?’ Dans tous les domaines, on peut
changer. La réalité, c’est le terrain, je peux peut-être apporter à
l’équipe nationale ? Je n’ai pas de problèmes avec ça, pas d’ego.
»
Ce virage n’est pas passé inaperçu. En Algérie, La Gazette
du Fennec évoque un « rétropédalage désespéré », tandis que
DZfoot y voit surtout une conséquence de l’évolution de sa
carrière. Désormais éloigné du très haut niveau européen, Adli
ferait face à des perspectives réduites avec la France, poussant à
une remise en question. Un argument qui peine toutefois à
convaincre une partie du public, encore marquée par ses prises de
position passées.




