Alors que Félix Sánchez semblait tenir la corde pour succéder à Vladimir Petkovic à la tête de l’Algérie, sa candidature susciterait désormais quelques réserves. Plusieurs témoignages de joueurs algériens l’ayant côtoyé auraient refroidi l’enthousiasme autour du technicien espagnol, pourtant bien placé dans les discussions avec la FAF.
Dans des propos relayés par La Gazette du Fennec, plusieurs joueurs algériens ayant évolué au Qatar ou croisé Sánchez auraient dressé un portrait contrasté de l’ancien sélectionneur qatari.
Des témoignages qui sèment le doute
Ses qualités de formateur sont largement reconnues, mais son management et son expérience au très haut niveau feraient davantage débat.
« C’est incontestablement un bon formateur, mais son parcours comme sélectionneur est beaucoup moins convaincant », résument ainsi certains témoignages rapportés.
Le caractère réputé rigide du Barcelonais et sa manière de gérer les individualités seraient également évoqués. Un point forcément scruté par la FAF, tant le contexte algérien exige de savoir composer avec une forte pression populaire, médiatique et un vestiaire composé de personnalités affirmées.
Ces réserves ne signifieraient toutefois pas que la piste, qui était aux dernières nouvelles en très bonne voie, est abandonnée. Les discussions avec Sánchez avaient avancé ces derniers jours et son profil demeure étudié.
Un profil pourtant intéressant tactiquement
Sur le terrain, l’Espagnol possède justement plusieurs arguments susceptibles de séduire.
Avec le Qatar, Sánchez s’est régulièrement appuyé sur une défense à trois, en 3-5-2 ou 3-4-3, accompagnée d’un jeu de transitions rapides. Une formule qui pourrait correspondre aux qualités actuelles des Fennecs.
Petkovic avait lui-même expérimenté ponctuellement ce système sans réellement l’installer. Avec la retraite internationale d’Aïssa Mandi et une hiérarchie défensive appelée à évoluer, l’arrivée de Sánchez pourrait provoquer une véritable rupture tactique.
Son football pourrait aussi profiter aux nombreux joueurs rapides de l’effectif algérien, à l’image de Mohamed Amoura, Anis Hadj Moussa ou encore Bachir Belloumi.
Reste donc une interrogation centrale : ses idées de jeu peuvent-elles compenser les doutes entourant son management ?
La FAF, qui souhaitait avancer rapidement sur la succession de Petkovic, devrait désormais peser ces différents paramètres avant de trancher. Félix Sánchez reste bien dans la course, mais sa candidature apparaît peut-être moins évidente qu’elle ne l’était encore quelques jours auparavant.




