L’Algérie et l’Autriche ont livré
un match spectaculaire pour les uns, suspect pour les autres, la
nuit dernière dans le cadre du Mondial 2026.
Le match de la honte entre la République fédérale d’Allemagne et
l’Autriche, c’était il y a 44 ans, lors du Mondial 1982. Avec à la
clef une courte victoire allemande acquise dès les premières
minutes de jeu et un non-match fatal à l’Algérie, seule nation de
l’histoire de la Coupe du monde à avoir été éliminée à l’issue de
la première phase malgré deux succès au compteur.
Ironie du sort, les Algériens avaient rendez-vous avec les
Autrichiens la nuit dernière pour leur troisième et dernier match
de poule au Mondial
2026. Avec l’assurance d’une qualification pour les
deux équipes en cas de partage des points. Un match nul bel et bien
observé (3-3) – au prix d’un scénario rocambolesque dans le temps
additionnel – dont a pâti l’Iran, ainsi exclu de la liste des
meilleurs troisièmes.
Forcément, du point de vue iranien, le résultat peut apparaître
suspect. Et de nombreux observateurs n’ont pas manqué de relayer
sur les réseaux les scènes qui interpellent. A 2-2, la passe à dix
des Verts cinq minutes durant dans le temps additionnel (pas moins
de 110 transmissions de balle enregistrées au niveau de la ligne
médiane) a notamment marqué les esprits.
« On ne peut pas dire que nous n’avons pas joué »
C’est pourtant à l’issue de cette phase de jeu interminable que
l’Algérie a inscrit son troisième but par Riyad Mahrez
(90e+3). Une réalisation célébrée par son auteur, alors
rappelé à l’ordre semble-t-il par certains de ses coéquipiers.
Paradoxalement en effet, les trois points sur ce match réservaient
aux Verts un 16e de finale dantesque contre l’Espagne,
et un éventuel huitième face au Portugal.
L’égalisation autrichienne dans les dernières secondes de la
partie (90e+6) aura finalement été une aubaine pour les
Algériens, opposés finalement à la Suisse en 16e, et
possiblement à la Colombie en huitième. « Avec un score de 3-3,
on ne peut pas dire que nous n’avons pas joué. Les deux équipes ont
joué pour gagner », plaidait au terme de la rencontre Farès
Chaïbi. D’aucuns ce dimanche en doutent.




