Alexander Zverev a une nouvelle fois salué l’extraordinaire longévité de Novak Djokovic.
L’Allemand estime que le champion aux 24 titres du Grand Chelem pourrait rester dans le top 5 mondial pendant encore deux ou trois ans s’il décidait de disputer un calendrier plus étoffé.
Novak Djokovic : – C’est presque inéquitable. Cela ne te suffit pas d’envoyer des services à 250km/h. Maintenant, tu dois frapper des coups droits gagnants.
Sascha Zverev : […] C’est le gars avec 24 Grands Chelems et une médaille d’or qui me dit ça.pic.twitter.com/jRjNzXI11Q
— Tennis Legend (@TennisLegende) January 9, 2025
Le Serbe continue d’évoluer au plus haut niveau malgré ses 39 ans fêtés en mai. Son parcours à Wimbledon a une nouvelle fois démontré sa capacité à rivaliser avec la jeune génération sur les plus grandes scènes.
Novak Djokovic a atteint sa 15e demi-finale au All England Club, 19 ans après la première. En quarts de finale, il a survécu à un incroyable combat de cinq heures et quinze minutes face à Felix Auger-Aliassime, s’imposant au terme du match tie-break décisif.
Pour Zverev, le niveau de Djokovic reste largement suffisant pour lui permettre de figurer parmi l’élite, près de deux décennies après avoir rejoint Roger Federer et Rafael Nadal dans le top 5 mondial.
Alexander Zverev voit Djokovic prolonger son aventure dans le top 5
L’Allemand considère toujours le Serbe comme un véritable joueur de l’élite, même après ses 39 ans. À ses yeux, la position du vainqueur de 24 tournois du Grand Chelem serait encore plus solide s’il choisissait de participer à davantage de tournois au cours de la saison.
Le vétéran sera engagé à Cincinnati dans la même moitié de tableau que Zverev, pour ce qui constituera seulement son sixième tournoi de 2026. Le numéro 3 mondial a également souligné la raison évidente qui explique l’approche sélective de Djokovic.
À ce stade de son incroyable carrière, le natif de Belgrade n’a plus besoin de disputer un calendrier très chargé pour prouver qu’il appartient aux meilleurs joueurs du monde. Il donne désormais la priorité aux rendez-vous les plus importants.
Cette stratégie lui permet de préserver sa compétitivité dans les tournois du Grand Chelem, tout en limitant les exigences physiques d’une longue saison ATP, qui s’étend de janvier à novembre.
Le marathon de cinq heures face à Auger-Aliassime a illustré le défi
Les propos de Zverev témoignent également de la difficulté physique du parcours de Djokovic à Wimbledon. Le Serbe a dû puiser dans ses réserves lors de ce marathon en quarts de finale contre Felix Auger-Aliassime, l’un des matches les plus longs de sa carrière.
Cette débauche d’énergie lui a laissé peu de ressources lorsqu’il a retrouvé le Centre Court deux jours plus tard pour affronter le numéro 1 mondial Jannik Sinner en demi-finales. Pour Alexander Zverev, une telle situation mettrait n’importe quel joueur à rude épreuve, quel que soit son âge.
L’Allemand s’est toutefois empressé de préciser que ce défi ne devait pas être considéré comme un simple problème lié à l’âge. Disputer un marathon en cinq sets avant d’affronter le champion en titre à pleine puissance représente une tâche immense pour presque n’importe quel joueur.
Pour Djokovic, le plus remarquable reste peut-être le fait d’avoir été capable de réaliser un tel parcours à Wimbledon moins d’un an avant de fêter ses 40 ans.
Il est devenu le demi-finaliste le plus âgé de l’histoire du All England Club depuis Ken Rosewall en 1974, confirmant une fois encore son immense grandeur et sa longévité inégalée.
L’analyse de Zverev souligne une évidence de plus en plus difficile à contester : le vainqueur de 24 titres du Grand Chelem ne joue peut-être plus autant qu’auparavant, mais lorsqu’il choisit de s’aligner, son niveau reste suffisant pour le maintenir parmi les tout meilleurs.
« If he wanted, Novak could easily stay in the top 5 for another two or three years. If he played a full schedule, he would maintain those positions, simply because of how good his tennis is.
At a certain point, however, even at Wimbledon, he himself admitted how difficult it is to play consecutive best-of-five-set matches against the best players. And that’s completely normal.
Being on the court for five and a quarter hours, which is an incredible effort, and then having to play again a few days later against the world no. 1 is difficult for someone who is 39 years old.
But it would be difficult for everyone else as well, » Alexander Zverev said.




