Le scénario a basculé en quelques jours pour Carlos Alcaraz. Arrivé à Barcelone avec l’ambition de reprendre la place de numéro un mondial, l’Espagnol se retrouve aujourd’hui freiné net par une blessure au poignet… et les conséquences pourraient être bien plus lourdes qu’un simple forfait.
Après son abandon au Barcelona Open, le Murcien a confirmé qu’il ne disputera pas non plus le Mutua Madrid Open. Une absence qui change tout, autant sportivement que dans la bataille au sommet avec Jannik Sinner.
Une dynamique brisée… et un classement en danger
Le timing est cruel. En l’espace de quelques jours, Alcaraz a perdu les points de sa finale à Barcelone et laisse désormais le champ libre à Sinner pour creuser l’écart à Madrid, tournoi également marqué par le forfait de Novak Djokovic.
À partir de cette semaine, l’Espagnol accuse déjà un retard de 390 points. Mais ce n’est peut-être qu’un début. Derrière, la menace est claire : jusqu’à 3 000 points ATP pourraient s’envoler en à peine un mois.
Pourquoi ? Parce que le calendrier ne pardonne pas. Au Masters de Rome, Alcaraz défend 1 000 points après son titre acquis face à Sinner l’an dernier. Puis vient Roland-Garros, où il doit encore protéger 2 000 points supplémentaires après une finale mémorable… là aussi contre l’Italien.
Le piège de la terre battue
Au-delà des chiffres, c’est le physique qui inquiète. La blessure au poignet est l’une des plus délicates à gérer pour un joueur de tennis. Zone sensible, sollicitée en permanence, elle impose une reprise progressive et sans précipitation.
Et pourtant, Alcaraz a enchaîné. Moins de 48 heures après sa finale à Monte-Carlo, il était déjà sur le court à Barcelone. Changement de conditions, fatigue accumulée, intensité maximale : le cocktail était risqué. Son corps a fini par dire stop.
Pendant ce temps, Sinner a choisi une approche opposée, privilégiant le repos. Un contraste qui pourrait peser lourd dans la suite de la saison.
Roland-Garros en ligne de mire… à quel prix ?
Désormais, une seule question domine : dans quel état Alcaraz arrivera-t-il à Paris ? Dans le meilleur des cas, il pourrait disputer Rome sans être totalement remis, avec le risque de rechute que cela implique. Dans le pire, il devra faire l’impasse… et tout miser sur Roland-Garros.
Une chose est certaine : il n’y aura pas de retour précipité sans danger. Entre pression du classement, envie de défendre ses titres et nécessité de protéger son corps, Alcaraz joue gros.
Très gros.




