Entré en jeu dans les derniers
instants de la rencontre, lundi, face à la Belgique (4-1), Adrien
Rabiot a fait enrager le staff des Bleus.
Titulaire, trois jours plus tôt, face à l’Italie et à l’origine
de l’égalisation transalpine à cause d’une passe trop appuyée de
Lucas Da Cunha, Adrien Rabiot était sur le banc, lundi, au coup
d’envoi du match face à la Belgique. Le Milanais a même eu voix au
chapitre dans les derniers instants de la rencontre, Zinedine
Zidane décidant de le lancer à la 88e minute en remplacement
d’Eduardo Camavinga.
Avant même d’effectuer la moindre foulée sur le terrain, le
joueur de l’AC Milan s’est retrouvé malgré lui au cœur des tensions
le long de la touche. Selon les informations rapportées par le
commentateur Jean-Louis Tourre sur RMC, la nonchalance affichée par
le joueur au moment de se préparer a vivement fait réagir le banc
français.
« Il s’est échauffé à deux à l’heure, il n’avait pas ses
crampons, ça a rendu fou le staff de l’équipe de France », a ainsi
décrit le journaliste présent dans les tribunes du Stade de France.
Un retard à l’allumage qui a exaspéré les adjoints du
sélectionneur, contraints de patienter avant de valider le
changement dans le money time.
Impliqué sur le quatrième but français
Pourtant, une fois ses chaussures lacées et ses pieds posés sur
la pelouse, l’ancien Marseillais a répondu présent. Dès ses
premières prises de balle, Adrien Rabiot s’est immédiatement mis au
diapason du collectif. Moteur sur l’une des ultimes offensives
tricolores, il s’est montré à son avantage en amorçant la séquence
du quatrième but français, conclu avec brio par Michael Olise. Une
apparition éclair mais extrêmement propre, qui a permis au joueur
de compenser immédiatement son impréparation initiale.
Au coup de sifflet final, l’épisode du bord du terrain semblait
d’ailleurs déjà rangé au rayon des anecdotes. Les caméras ont
capturé un échange particulièrement chaleureux entre Adrien Rabiot
et Zinedine Zidane, le sélectionneur tombant dans les bras de son
milieu avec une franche accolade. Aucun signe visible de rancœur
n’a transpiré entre les deux hommes.
Reste que cet intermède remet en lumière sa situation actuelle
au sein du groupe bleu. Alors que la concurrence fait rage au
milieu de terrain, ce statut de remplaçant interroge sur la
hiérarchie établie dans l’entrejeu, certains n’hésitant pas à
affirmer que le Milanais a définitivement perdu sa place de
titulaire.














