En 2022, malgré six qualifications consécutives en playoffs, la franchise d’Utah avait décidé de faire exploser son duo Donovan Mitchell – Rudy Gobert, avant de remplacer Quin Snyder par Will Hardy sur le banc. Depuis, les défaites se sont accumulées, avec plus de 55 revers de moyenne par saison et un « tanking » parfois tellement assumé que la NBA a sanctionné le club à plusieurs reprises.
Une stratégie qui avait même fini par provoquer une certaine frustration chez Lauri Markkanen. Mais cet exercice 2026/27 doit enfin marquer le début d’autre chose.
Le Finlandais sort de la meilleure saison de sa carrière, les jeunes pousses – dont Keyonte George, qui vient de prolonger – ont montré de belles choses et le Jazz va surtout pouvoir réellement découvrir Jaren Jackson Jr..
Arrivé la saison passée, l’ancien intérieur de Memphis n’avait disputé que trois rencontres avec Utah avant de passer sur la table d’opération. À ce titre, le meilleur défenseur de l’année 2023 ressemble presque à une recrue estivale.
Car avec lui, Utah récupère enfin un véritable point d’ancrage défensif dans la raquette. Une présence devenue encore plus nécessaire avec le départ de Walker Kessler vers les Lakers. À cela s’ajoute Darryn Peterson, deuxième choix de la dernière Draft et principale récompense des longues saisons passées au fond du classement.
Sur le papier, ce groupe a donc de l’allure, avec un possible cinq majeur composé de Keyonte George, Darryn Peterson, Ace Bailey, Lauri Markkanen et Jaren Jackson Jr. Derrière eux, Jusuf Nurkic, Jaxson Hayes, Isaiah Collier, Josh Green ou encore Brice Sensabaugh offrent également plusieurs solutions à Will Hardy.
De quoi, enfin, regarder davantage vers le « play-in ». Reste une immense interrogation : la défense.
En 2025/26, le Jazz était en grande souffrance de ce côté du terrain. L’absence de Walker Kessler, limité à cinq matches, avait évidemment pesé, tandis que les shooteurs adverses s’étaient régalés derrière la ligne à 3-points.
Jaren Jackson Jr. doit permettre de corriger une partie de ces problèmes. À son meilleur niveau, l’ancien Grizzly reste capable de protéger le cercle et de modifier à lui seul le visage d’une défense. Les arrivées de Josh Green et Josh Okogie doivent également apporter davantage de dureté et d’activité sur les lignes extérieures.
Le potentiel offensif, lui, ne manque pas à Salt Lake City. Entre Markkanen, George, Peterson ou Bailey, Will Hardy possède désormais plusieurs joueurs capables de créer ou de sanctionner. Reste à construire autour d’eux un collectif suffisamment équilibré pour que le Jazz puisse réellement rester dans la course jusqu’au printemps.
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivées : Darryn Peterson, Jaxson Hayes, Josh Green, Josh Okogie
Prolongations : Jusuf Nurkic, Mo Bamba
Départs : Walker Kessler, Cody Williams, Kyle Anderson, Kevin Love
LE JOUEUR À SUIVRE : DARRYN PETERSON
Si Lauri Markkanen est le leader logique et que Jaren Jackson Jr. représente peut-être la clé de la saison du Jazz, le joueur à suivre du côté de Salt Lake City reste Darryn Peterson.
Le deuxième choix de la Draft 2026 possède un potentiel offensif et athlétique évident, même si des interrogations sur son physique sont apparues durant sa saison NCAA. Régulièrement victime de crampes, il aurait visiblement trouvé la source de son problème, qui pourrait désormais devenir un mauvais souvenir.
À Kansas, Darryn Peterson a surtout démontré sa capacité à faire exploser une défense, avec 20.2 points de moyenne et 38% de réussite à 3-points. Il peut créer son propre tir mais aussi se montrer dangereux sans ballon, grâce à son adresse extérieure.
La création pour les autres reste un peu plus incertaine à ce stade, mais lorsqu’il s’agit simplement de marquer, le rookie possède déjà un arsenal particulièrement intéressant.
Et contrairement à beaucoup de très hauts choix de Draft, il ne débarque pas dans un désert. Avec Keyonte George et Lauri Markkanen autour de lui, Darryn Peterson ne sera pas obligé de porter toute l’attaque immédiatement. De quoi lui permettre d’épurer son jeu et de se concentrer sur ses points forts, alors que son potentiel défensif pourrait également l’aider à rester longtemps sur le terrain.
Autant d’éléments qui doivent lui permettre de rapidement se mêler à la course au trophée de Rookie de l’année.
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Moyenne d’âge : 25,5 ans
Masse salariale : 180.5 millions de dollars (23e)
LE SCÉNARIO IDÉAL
Les promesses du cinq majeur se confirment et le Jazz affiche rapidement un visage séduisant. Jaren Jackson Jr. reste loin de l’infirmerie et stabilise une défense qui avait cruellement manqué de repères la saison précédente.
À l’extérieur, le duo Keyonte George – Darryn Peterson fonctionne immédiatement, tandis que l’association entre l’ancien de Memphis et Lauri Markkanen donne à Utah deux intérieurs capables d’étirer le jeu.
Will Hardy trouve rapidement son équilibre et le Jazz, malgré quelques passages plus irréguliers, prend un bon départ. Preuve que la mentalité a changé, Utah sort même de sa poule de NBA Cup et retrouve un match à élimination directe avec un quart de finale.
Dans une conférence Ouest toujours très dense, la jeunesse finit par coûter quelques rencontres importantes au printemps. Le Jazz échoue finalement aux portes du « play-in », voire même en « play-in », mais signe de très loin sa meilleure saison depuis la fin de l’ère Donovan Mitchell – Rudy Gobert.
LE PIRE SCÉNARIO
Jaren Jackson Jr. n’arrive pas à enchaîner les rencontres et la défense du Jazz continue de prendre l’eau. Derrière lui, Jusuf Nurkic et Jaxson Hayes ne compensent pas le départ de Walker Kessler dans la protection du cercle.
Keyonte George peine de son côté à franchir le cap attendu après sa prolongation, tandis que Darryn Peterson alterne les coups d’éclat et les soirées plus compliquées. L’intensité du calendrier NBA met son physique à l’épreuve et son association avec Lauri Markkanen ou Ace Bailey tarde à trouver sa logique.
Offensivement, Utah possède du talent mais manque de structure. Will Hardy multiplie alors les changements de cinq majeur, comme la saison précédente, sans trouver de formule réellement convaincante.
La saison se transforme progressivement en nouvelle année de tests et de défaites. Avec un goût nettement plus amer, puisque les ambitions étaient bien réelles. Et en terminant avec l’un des trois pires bilans de la ligue, le Jazz subit en plus la réforme de la Draft, sans garantie d’obtenir un choix à la hauteur de sa mauvaise saison.
| CONFÉRENCE OUEST | ||||
| 15 – Kings | 14 – Grizzlies | 13 – Pelicans | 12 – Jazz | 11 – … |
| 10 – … | 9 – … | 8 – … | 7 – … | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
| CONFÉRENCE EST | ||||
| 15 – Nets | 14 – Bucks | 13 – Bulls | 12 – … | 11 – … |
| 10 – … | 9 – … | 8 – … | 7 – … | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |




