Deux saisons, 47 victoires et beaucoup trop de frustration. Depuis leur élimination au premier tour des playoffs 2024, les Pelicans n’ont cessé de reculer, jusqu’à ne remporter que 26 matchs la saison passée.
Les blessures ont encore pesé, notamment avec Dejounte Murray, revenu seulement en février après sa rupture du tendon d’Achille, mais elles n’expliquent pas tout. New Orleans n’était que 20e à l’efficacité offensive et surtout 23e à l’efficacité défensive. Beaucoup trop faible pour se mêler à la bataille dans une conférence Ouest impitoyable.
Après Willie Green puis l’intérim de James Borrego, Joe Dumars a donc décidé de changer une nouvelle fois de pilote. Son choix s’est porté sur Jamahl Mosley, fraîchement licencié par le Magic après cinq saisons en Floride.
Ce que New Orleans a besoin de retrouver une identité. À Orlando, Jamahl Mosley avait bâti son projet autour de la défense et du développement de ses jeunes joueurs. Le décor n’est pas totalement différent en Louisiane, où Jeremiah Fears, Derik Queen et Yves Missi ont respectivement 19, 21 et 22 ans.
Enfin de la continuité autour de Zion Williamson ?
Mais contrairement à ce que les nombreuses rumeurs du printemps pouvaient laisser penser, Joe Dumars n’a pas dynamité son effectif. Durant une grande partie de l’été, le dirigeant a même assumé son calme sur le marché, expliquant qu’il ne voulait pas effectuer un transfert simplement pour donner l’impression de bouger.
Zion Williamson est donc toujours là. Trey Murphy III aussi, malgré les sollicitations, tout comme Herb Jones, Yves Missi ou les deux rookies de la saison passée, Jeremiah Fears et Derik Queen. Quant à Dejounte Murray, il peut cette fois préparer normalement la saison après n’avoir disputé que 14 rencontres en 2025/26.
New Orleans a tout de même fini par dégainer avec Bennedict Mathurin. Pour libérer suffisamment de marge, les Pelicans ont sacrifié Jordan Hawkins et Micah Peavy.
À 24 ans, l’ancien Pacer reste un pari intéressant. Bennedict Mathurin tournait encore à 17,6 points de moyenne la saison passée entre Indiana et les Clippers et apporte du punch offensif pour pas trop cher.
Il faudra maintenant réussir à assembler toutes ces pièces. Car du talent, Jamahl Mosley en possède : Williamson, Murray, Murphy, Jones, Poole, Bey, Mathurin, Fears, Queen… Le problème sera surtout de trouver une hiérarchie et suffisamment de ballons pour tout le monde, tout en colmatant une défense qui prenait l’eau de toutes parts.
LES MOUVEMENTS DE L’ÉTÉ
Arrivées : Bennedict Mathurin, AJ Johnson, Trendon Watford
Prolongations : Saddiq Bey, DeAndre Jordan
Départs : Jordan Hawkins, Micah Peavy, Kevon Looney, Trey Alexander, Hunter Dickinson
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LE JOUEUR À SUIVRE : JEREMIAH FEARS
Les Pelicans ont peut-être trouvé leur meneur du futur. Sélectionné en septième position de la Draft 2025 alors qu’il n’avait que 18 ans, Jeremiah Fears a immédiatement donné des raisons de sourire aux fans.
Le jeune arrière a disputé les 82 matchs de sa saison rookie, une première dans l’histoire de la franchise, pour 14,3 points, 3,7 rebonds, 3,4 passes et 1,2 interception de moyenne. Suffisant pour être élu dans la deuxième équipe des meilleurs rookies, aux côtés de son coéquipier Derik Queen.
Et il a surtout terminé très fort. Début avril, Jeremiah Fears a inscrit 40 points face au Jazz, nouveau record pour un rookie des Pelicans. À son âge, sa capacité à attaquer le cercle et à provoquer des fautes est prometteuse.
Son défi est désormais différent. Avec le retour de Dejounte Murray et la présence de Jordan Poole, les responsabilités seront davantage partagées. Bennedict Mathurin vient également encombrer un peu plus la rotation extérieure. Jamahl Mosley va donc devoir trouver le bon équilibre entre développement et obligation de résultats…
Pour Jeremiah Fears, l’étape suivante passera aussi par l’adresse extérieure, après une première campagne irrégulière derrière l’arc, mais également par la création. Pour devenir le véritable meneur de cette équipe sur le long terme, il lui faudra mieux contrôler le tempo et utiliser ses qualités de percussion pour faire jouer les autres.
La bonne nouvelle, c’est que New Orleans n’a aucune raison de se presser. À 19 ans, Jeremiah Fears reste l’un des plus jeunes joueurs de la ligue. Et derrière Zion Williamson, dont la situation contractuelle comme la santé continueront d’alimenter les discussions, il représente peut-être la pièce la plus importante du futur des Pelicans.
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Moyenne d’âge : 25.3 ans
Masse salariale : 196.2 millions de dollars (16e)
LE SCÉNARIO IDÉAL
Pour une fois, l’infirmerie laisse les Pelicans tranquilles. Après avoir disputé 62 rencontres la saison dernière, son meilleur total depuis 2020/21, Zion Williamson enchaîne enfin et retrouve ses standards de All-Star. Toujours aussi difficile à contenir lorsqu’il attaque le cercle, il redevient le moteur de l’attaque.
Surtout, Dejounte Murray estlui aussi réellement débarrassé de ses problèmes physiques. Le meneur retrouve progressivement son impact des deux côtés du terrain et permet à Jamahl Mosley d’installer la culture défensive qu’il recherche. Avec Herb Jones en chien de garde et les qualités athlétiques de Trey Murphy III, New Orleans remonte nettement dans la hiérarchie dans ce secteur.
Jeremiah Fears et Derik Queen franchissent de leur côté un nouveau cap sans avoir à porter l’équipe. Le premier devient un candidat crédible au trophée de meilleure progression tandis que le second continue de montrer sa polyvalence offensive. Yves Missi apporte de la verticalité et Saddiq Bey confirme sa très belle saison 2025/26.
Il faut même faire des choix tant la rotation est profonde. Jordan Poole et Bennedict Mathurin apportent des points en sortie de banc et les Pelicans disposent enfin de plusieurs solutions lorsque Zion Williamson souffle.
Dans une conférence Ouest toujours dense, cela ne transforme pas New Orleans en candidat au titre, mais les Pelicans remportent une quarantaine de matchs et reviennent dans la course au « play-in ». Après deux saisons pénibles, retrouver des matchs à enjeu en avril constituerait déjà un sérieux pas en avant.
LE PIRE SCÉNARIO
Le problème des Pelicans n’était finalement pas l’entraîneur. Jamahl Mosley découvre rapidement un groupe compliqué à équilibrer et dont les qualités individuelles s’emboîtent beaucoup moins bien qu’espéré.
Avec Zion Williamson, Dejounte Murray, Jordan Poole, Jeremiah Fears, Bennedict Mathurin et Derik Queen, beaucoup de joueurs aiment avoir le ballon. L’attaque devient prévisible, l’adresse extérieure demeure trop irrégulière et les possessions se terminent trop souvent par des initiatives individuelles.
Surtout, la défense ne progresse pas. Herb Jones ne peut pas tout régler à lui seul, Zion Williamson reste ciblé, tandis que plusieurs des meilleurs scoreurs de l’équipe sont également des maillons faibles en face.
Et puis les blessures reviennent. Zion Williamson manque encore plusieurs semaines, Dejounte Murray est ménagé et le château de cartes s’écroule. Après un début de saison moyen, New Orleans décroche rapidement du Top 10 dans une conférence Ouest qui ne pardonne rien.
La question du projet revient alors brutalement sur la table. Jordan Poole est en fin de contrat, Dejounte Murray approche de la trentaine et Zion Williamson n’a plus qu’une année garantie derrière celle-ci. À l’approche de la « trade deadline », Joe Dumars doit cette fois choisir : continuer à croire en ce noyau ou enfin tourner la page…
| CONFÉRENCE OUEST | ||||
| 15 – Kings | 14 – Grizzlies | 13 – Pelicans | 12 – … | 11 – … |
| 10 – … | 9 – … | 8 – … | 7 – … | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |
| CONFÉRENCE EST | ||||
| 15 – Nets | 14 – Bucks | 13 – Bulls | 12 – … | 11 – … |
| 10 – … | 9 – … | 8 – … | 7 – … | 6 – … |
| 5 – … | 4 – … | 3 – … | 2 – … | 1 – … |




